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Benoït MONJOIE (1960)

Il réside au Foyer La Hesse à Vielsalm et participe régulièrement à l’atelier peinture depuis 1992.

Selon les dires de sa famille, Benoît a toujours beaucoup aimé le dessin et en particulier la bande dessinée. Il a un très bon sens de l’observation et un sacré coup de crayon.

A l’atelier, Benoît a pu approcher la couleur, au travers d’illustrations figuratives et surtout grâce aux portraits de jeunes femmes découpées dans des revues de mode. Il travaille sur grands formats en utilisant l’acrylique et ensuite le pastel.

Avec un sens certain de la composition et de l’équilibre des formes, Benoît nous livre des séries de portraits à la fois très « glamour » mais aussi dérangeants par la vision de la féminité offerte et décadente qu’ils nous renvoient

Anne-F. Rouche

Ce qui, littéralement, saute aux yeux lorsqu’on regarde les œuvres de Benoît Monjoie c’est la lumière qui en émane. Qu’il mêle n’importe quelles couleurs sur un papier, et toujours cette lumière. Lorsqu’il fait cohabiter le temps d’un portrait un vert d’eau et un lie de vin, un citron fort et un bleu de Prusse, un rose ancien et un outremer, et même un orange frais avec un vert olivâtre. Même phénomène lorsqu’il prend une gouge et taille dans le linoléum, tout ce qui est en réserve – donc le clair du papier qui surgit des noirs de l’encre – a l’air d’illuminer le regardeur. Si l’on devait jouer au jeu des correspondances qui émergent à l’esprit on songerait au Matisse de l’époque d’Une fenêtre à Collioure, lorsqu’un noir en peinture peut éclairer les couleurs qui l’environnent. S’ajoute à cette lumière émanant, un pétillant qui est dû sans doute à l’effet de frottage des pastels sur les reliefs de l’acrylique. A part ça Benoît Monjoie dessine des femmes, beaucoup de femmes, aperçues dans l’étroitesse des deux dimensions des papiers glacés. C’est anecdotique pour nous mais cela doit avoir une certaine importance pour lui, et lui seul sait pourquoi.

François Liénard