LA 'S'
GRAND
ATELIER


A . S . B . L .
Place des Chasseurs ardennais, 31
B-6690 Vielsalm
Tél +32 (0)80 28 11 51
Fax +32 (0)80 28 11 50


Site des "the Choolers"
Notre page facebook

© La Hesse, 2012.

Site réalisé grâce au mécénat de l'asbl Comté de Salm, Vielsalm

Conditions d'utilisation

Brigitte JADOT (1959)

Brigitte Jadot a fréquenté les ateliers de La « S » Grand Atelier de 2005 à 2011. Elle représente en général des personnages masculins et féminins de plein pied, dont la présence s’impose dans l’espace de la composition comme si les bords du tableau étaient perçus en tant que limites à dépasser.

La matière haute et pâteuse de la peinture, ainsi que les traits d’encre nerveux et sauvages qui la gravent en dessinant les membres, contribuent à l’impression d’une urgence, d’une volonté retenue de s’affranchir d’un magma indifférencié pour aller à la rencontre de la forme.

Anne-Françoise Rouche)

« Les visages sont jetés sur le papier en une pure acrobatie électrique et pourtant, presque à chaque fois, on a l’impression qu’il y a réellement quelqu’un là derrière. C’est criant de vérité. La peinture nous l’a appris, pas besoin de rendre chaque détail d’un corps, d’un arbre ou d’une cruche pour que l’on croie dur comme fer à la présence illuminée de vie de ces matières – Le Gréco, Rubens ou Watteau en sont la preuve irréfutable. Brigitte Jadot use de ces magies, non comme les maîtres anciens, mais avec sa propre boîte à outils remplie de nerfs de toutes les couleurs. Ce qui pourrait n’être qu’une boue est à chaque fois une évidence visuelle. L’on ne se pose même pas de questions d’ordre esthétique comme l’on ne se demande pas pourquoi ni comment un moteur fonctionne, du moment qu’il nous emporte. Les personnages de Brigitte Jadot ont toujours l’air de se camper dans l’encoignure de votre porte, après que vous leur ayez ouvert suite à la stridence de la sonnette. Ces apparitions, que vous n’affronterez que le temps d’un regard, sont celles de Brigitte Jadot, des fantômes dont elle se sépare à chaque fois qu’elle dessine. Pour notre plus terrifiant bonheur, et on l’espère, pour le plus apaisant de ses malheurs. »

François Liénard