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Adolpho AVRIL (1983)

Adolpho réside au centre hospitalier psychiatrique « L’Accueil » à Lierneux.

Il participe aux ateliers peinture du CEC La Hesse depuis 2003

« Enfance chahutée, marquée par la souffrance ». Voilà avec quel bagage Adolpho Avril a débarqué dans les ateliers du CEC en 2003, à peine sorti de l’adolescence. Adolpho présente à la fois la légèreté et la fraîcheur du jeune homme mais aussi une désillusion profonde que guette le désespoir. Tel une comète, il est apparu dans l’univers de l’atelier en éclairant de sa gentillesse et de sa spontanéité l’espace de la créativité, mais toujours sur le fil du couteau, il peut rapidement basculer dans l’angoisse et l’agitation brutale.

Autant dire que l’acte créatif prend chez lui toute sa puissance vitale. Ses œuvres traduisent parfaitement cette oscillation permanente entre déchirure et envol imaginaire »

A-F Rouche

Adolpho Avril peint des êtres entièrement faits d’yeux – avec des mains qui observent, des ventres qui attendent, des jambes qui s’impatientent –, dans cette génétique, cette synesthésie enfin appliquée, ces peaux mélangées de façon inédite pour mieux appréhender nos alentours. Ces êtres semblent évoluer dans un espace à la fois marin et aérien, une amphibie en direct, entre deux eaux, l’air de rien. Ils sont harnachés, encombrés, chargés de constructions qu’ils ont engendrées et qui font immédiatement partie d’eux-mêmes, dans cette recherche constante de totalité, histoire de faire pleinement corps avec leur vie. Ils s’expriment sui generis, s’échangent les membres et les sens pour mieux nous expliquer le monde, et chaque fois l’inventer. Adolpho Avril est un portraitiste, il grave dans la nuit – au plus profond, dans ses bois les plus intérieurs – des rescapés, des miraculés, des gens ordinaires. Il lui arrive aussi de tagger – c’est un jeune homme moderne – mais s’il le fait ce n’est pas pour étouffer nos murs ni marquer un quelconque et inutile territoire, plutôt pour raconter des histoires dont nous ne pourrions plus nous passer. Regardez si vous l’osez ses soleils noirs, ils sont pleins de nerfs, ses grands yeux, ils font des trous dans les murs, ils occupent tout l’espace du visage, toute son étendue, tout son désert enfin peuplé.

François Liénard