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Laura DELVAUX (1975)

Laura Delvaux a participé à l’atelier peinture durant plusieurs années jusqu’en 2008. Son travail se focalise, durant cette période, sur le dessin de motifs floraux agencés en grande compositions recouvertes aux pastels avec des couleurs vives.

Les années passant, le travail de Laura n’évolue guère, restant cantonné à son aspect décoratif.

En 2008, lorsqu’elle décide d’aborder le matériau textile, l’artiste montre immédiatement de très bonnes aptitudes dans cette technique. Elle entame rapidement la réalisation d’une première poupée dont la puissance et la maîtrise technique forcent l’admiration. On y trouve des coutures épaisses pouvant, à nos yeux, évoquer la scarification. Cependant, il n’y a chez Laura Delvaux aucune volonté de rendre compte d’une telle pratique. Au contraire, elle souhaite faire transparaitre sa joie de vivre en utilisant, comme dans son travail de dessin précédent, des tissus de couleurs vives qu’elle agence côte à côte avec beaucoup d’audace.

La résidence « Knitting Dolls » (2009), a été pour Laura Delvaux l’occasion de confronter son savoir à celui de professionnels du textile, enrichissant de la sorte ses compétences. Grâce à ces rencontres, Laura a pu faire la jonction entre ses travaux graphiques et ceux réalisés en couture.

Désormais, Laura ne fréquente plus que l’atelier textile de Florence Monfort et y développe un travail personnel autour de la métamorphose d’ours en peluche qu’elle recouvre à tel point qu’ils se transforment en cocons de laines multicolore. Au mieux reste-t-il un œil ou quelques poils épars de la peluche initiale, ce qui renforce l’étrangeté de ces sculptures.

Laura Delvaux brode des peluches avec des laines. Elle serre les points si fort que l’animal d’abord s’étouffe, ensuite se pétrifie sous l’effet des couches de fils. Plutôt que broderie nous dirions momification – et qui a-t-il donc à l’intérieur de ces animaux sans organes ? Des peluches comme incarcérées de laines, enterrées vivantes dans les couleurs qui se feutrent. Parfois un œil émerge, une oreille, une patte. Souvent la bête est prisonnière de son propre cocon. Et l’on ne sait plus si l’on à affaire à un insecte, un animal ou un enfant – et c’est bien là que réside la cruelle attraction de toute poupée. On ne sait si Laura colorie de fils les peluches en fonction de leurs pelages ni si Laura accorde quelque valeur symbolique à tout ceci. Ce que l’on sait c’est que diverses émotions passent – sans doute mettrons-nous enfin un jour des noms là-dessus – et que nous ne pouvons rester indifférent à ces magies.